Classement Financial Times des Masters in Management 2026 : une hiérarchie mondiale en recomposition
Quels sont les meilleurs Masters in Management au monde en 2026 ? Le Financial Times a dévoilé le 7 septembre 2026 la 22e édition de son classement mondial des Masters in Management, auquel 132 programmes ont participé. Le classement repose sur 19 critères issus de deux enquêtes, l’une menée auprès des diplômés, l’autre auprès des écoles, le salaire des anciens élèves restant le critère le plus déterminant. L’université de Saint-Gall conserve la première place, le Portugal et la Chine s’installent sur le podium et le Maroc fait son entrée dans le top 10. Méthode de calcul, grandes tendances, réponses à tes questions et top 20 mondial : voici les repères utiles de cette édition 2026.
Par Valentine Dunyach
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Le classement du Financial Times compare des Masters in Management à temps plein à partir de 19 critères, alimentés par deux enquêtes. L’enquête menée auprès des diplômés pèse 56 % de la note finale, celle menée auprès des écoles compte pour 44 %.
| Critère | Poids | Ce que le critère mesure |
|---|---|---|
Enquête auprès des diplômés |
56 % | Les réponses des diplômés 2023, dont leur salaire actuel, critère le plus déterminant du classement |
Enquête auprès des écoles |
44 % | Les données fournies par les écoles participantes |
D’où viennent les données du classement ?
Le classement est publié par le Financial Times. Pour cette 22e édition, 132 programmes ont participé, tous des cursus généralistes à temps plein proposés par des écoles accréditées AACSB ou Equis. L’enquête auprès des diplômés porte sur la promotion 2023 et a recueilli 9 489 réponses cette année.
Quelles sont les limites du classement ?
Le classement ne porte que sur les programmes qui y participent et qui disposent d’une accréditation AACSB ou Equis : une école absente du palmarès n’est donc pas forcément moins bien placée. Une large part de la note repose sur les déclarations des diplômés, et le salaire y pèse plus que tout autre critère. Le classement constitue un repère parmi d’autres et doit être complété par l’étude du contenu des programmes, des modalités d’admission et des débouchés.
Pour aller plus loin, consulte aussi l’édito d’Alice Guilhon sur les atouts des Grandes Écoles de management.
Cette édition est marquée par la progression de nouvelles géographies. Rabat Business School, rattachée à l’Université Internationale de Rabat (UIR), atteint la 10e place mondiale après avoir gagné dix rangs en un an. L’école marocaine était 54e en 2023, 32e en 2024 et 20e en 2025.
L’Asie confirme elle aussi sa dynamique. Outre la 3e place de Shanghai Jiao Tong, l’Inde renforce sa présence dans le classement. Son école la mieux classée, l’Indian Institute of Management Bangalore, gagne sept places et se hisse au 21e rang mondial.
En Europe, la Vlerick Business School (Belgique) gagne huit places et partage la 6e position mondiale avec ESCP. Elle se classe aussi au premier rang mondial sur la qualité de son réseau d’anciens élèves. L’espagnole Iese progresse de huit rangs et entre dans le top 10 (8e), la Prague University of Economics and Business gagne six places (11e) et la Rotterdam School of Management revient directement à la 13e position. À l’inverse, la London Business School recule de six rangs (16e) et la SDA Bocconi de sept (20e).
Le renouvellement touche l’ensemble du palmarès : douze établissements en sortent cette année, sept y font leur retour après au moins une année d’absence et cinq y font leur entrée. Il s’agit de l’ISM University of Management and Economics (Lituanie, 47e), de l’Iseg Lisbon School of Economics and Management (Portugal, 59e), de la McDonough School of Business de Georgetown (États-Unis, 92e), de la King’s Business School du King’s College London (Royaume-Uni, 92e) et du TA Pai Management Institute (Inde, 98e).
Aucune école française ne figure cette année sur le podium, une situation inédite depuis la création du classement en 2005. La France reste toutefois le pays le mieux représenté, avec 23 programmes classés, devant l’Inde et le Royaume-Uni. Elle place trois écoles dans le top 10 et huit dans le top 20.
Les performances des business schools françaises, entre progressions et reculs, font l’objet d’un article dédié sur Thotis.
Comment est calculé le classement Financial Times des Masters in Management ?
Le classement repose sur 19 critères alimentés par deux enquêtes :
- l’enquête auprès des diplômés 2023, qui pèse 56 % de la note finale
- l’enquête auprès des écoles, qui compte pour 44 %
Le salaire actuel des anciens élèves est le critère le plus déterminant du palmarès.
Quelle école est en tête du classement FT 2026 ?
L’université de Saint-Gall (Suisse) conserve la première place. Elle obtient sa quinzième première place en seize éditions, une série entamée en 2011. Son programme compte 58 étudiants et ses diplômés affichent la rémunération pondérée la plus élevée du classement, à 150 490 dollars.
Combien d'écoles françaises figurent dans le classement ?
La France compte 23 programmes classés en 2026, ce qui en fait le pays le mieux représenté. Elle place trois écoles dans le top 10 (INSEAD, HEC Paris et ESCP Business School) et huit dans le top 20, avec emlyon business school, Essec, Skema, Edhec et Paris School of Business.
Une école française est-elle sur le podium en 2026 ?
Non. Pour la première fois depuis la création du classement en 2005, aucune école française ne figure dans le trio de tête. L’INSEAD recule d’une place et se classe 4e, HEC Paris perd trois rangs et se classe 5e. ESCP Business School suit à la 6e place, ex aequo avec la Vlerick Business School.
Quelles écoles progressent le plus dans le top 20 ?
La plus forte hausse du top 20 est celle de Paris School of Business, qui passe de la 43e à la 17e place (+26). Rabat Business School gagne dix rangs (10e), la Vlerick Business School et l’Iese en gagnent huit chacune (6e et 8e). La Rotterdam School of Management, non classée en 2025, entre directement à la 13e place.
Le classement tient-il compte du salaire des diplômés ?
Oui. Le salaire actuel des anciens élèves est le critère le plus déterminant du classement. Il provient de l’enquête auprès des diplômés, qui pèse 56 % de la note finale. Le classement prend aussi en compte d’autres critères, comme le rapport qualité-prix, la progression de carrière ou le réseau d’anciens élèves.
Qu'est-ce qu'un Master in Management ?
Un Master in Management (MiM) est un cursus généraliste en management, suivi à temps plein. Ce sont ces programmes que compare le classement du Financial Times, à condition qu’ils soient proposés par des écoles accréditées AACSB ou Equis. En France, il correspond au Programme Grande École des écoles de management.
Peut-on intégrer un Master in Management en admission sur titre ?
Oui. Les grandes écoles de management françaises recrutent une partie de leurs étudiants en admission sur titre (AST), après un bac+2, un bac+3 ou un bac+4. L’admission repose généralement sur un dossier de candidature, des épreuves écrites selon les concours et un entretien de personnalité. Les modalités varient d’une école à l’autre.
Faut-il choisir son école uniquement en fonction du classement ?
Non. Le classement du Financial Times accorde un poids important au salaire des diplômés et ne concerne que les programmes qui y participent. Le contenu des enseignements, les spécialisations, les campus, le coût de la scolarité et les débouchés comptent tout autant. Le classement reste un repère parmi d’autres.
Comment estimer mes chances d'intégrer un Master in Management en AST ?
Le Prédicteur AST de Thotis estime tes chances d’intégrer une grande école en AST à partir de ton profil. Ton parcours académique, ton niveau d’anglais, tes expériences et ta préparation aux épreuves écrites et à l’entretien de personnalité pèsent dans l’admission. Pense aussi à consulter les modalités publiées par chaque école.
L’université de Saint-Gall (Suisse) reste en tête du classement et décroche sa quinzième première place en seize éditions, une série entamée en 2011. Son programme réunit 58 étudiants. Ses diplômés affichent la rémunération pondérée la plus élevée du palmarès, à 150 490 dollars, et son réseau d’anciens élèves se classe au 2e rang mondial. La satisfaction de ses diplômés s’améliore et l’école gagne treize rangs sur le critère de la progression de carrière, passant de la 69e à la 56e position.
La deuxième place revient pour la première fois à la Nova School of Business and Economics (Portugal), en hausse de deux rangs. L’Antai College de la Shanghai Jiao Tong University (Chine) complète le podium, en hausse de trois positions, avec un rapport qualité-prix classé 2e au niveau mondial.
Ce trio de tête réunit trois continents et, pour la première fois depuis la création du classement en 2005, aucune école française n’y figure. L’INSEAD (4e) et HEC Paris (5e) suivent. Sur le critère du rapport qualité-prix, HEC Paris se classe 44e, tandis que l’INSEAD, 81e, ferme la marche du top 10.
Le classement des Masters in Management a été réalisé à partir des données du classement Financial Times Masters in Management 2026.
